Pourquoi réévaluer la définition de la rhétorique aujourd’hui ?

📋 En bref

  • La rhétorique est l'art de la persuasion par le langage, essentielle dans un monde saturé de messages. Elle s'applique dans divers domaines, de la politique au marketing, influençant la communication moderne. Redéfinir la rhétorique permet de mieux comprendre et utiliser ses outils pour s'exprimer efficacement.

Plan d’article détaillé – Définition rhétorique #

Pourquoi redéfinir la rhétorique aujourd’hui ? #

À l’heure où un discours de Emmanuel Macron, président de la République française, une vidéo de Barack Obama, ancien président des États-Unis, ou un spot de Coca-Cola Company, groupe agroalimentaire circulent en quelques minutes à l’échelle mondiale, nous faisons face à une densité de messages sans précédent. Les études de l’International Data Corporation (IDC) estiment qu’entre 2020 et 2025, le volume mondial de données échangées a progressé de plus de 60 %, ce qui renforce la compétition attentionnelle. Dans ce contexte, la capacité à structurer un discours, toucher un auditoire, susciter l’adhésion, devient un levier central pour les responsables politiques, les dirigeants d’entreprise, les enseignants, mais aussi pour toute personne qui s’exprime sur les plateformes numériques.

Les manuels contemporains de communication politique ou de storytelling de marque reprennent directement les outils hérités des traités d’Aristote, de Quintilien ou de Cicéron. La rhétorique n’est plus seulement un objet d’étude pour les départements de sciences du langage de l’Université Sorbonne Nouvelle ou de l’Université de Rennes 2, elle sert à concevoir des campagnes de marketing d’influence, à élaborer les éléments de langage d’un ministère, ou à préparer un pitch de levée de fonds auprès d’un fonds de capital-risque basé à Paris ou à San Francisco. Nous sommes confrontés à un art qui, loin d’avoir disparu, s’est infiltré dans tous les espaces publics et professionnels.

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  • Objectif intellectuel : comprendre la définition précise de la rhétorique et ses fondements historiques.
  • Objectif pratique : apprendre à utiliser des outils rhétoriques pour mieux s’exprimer à l’oral et à l’écrit.
  • Objectif critique : développer la capacité à analyser un discours politique, médiatique ou publicitaire.

Qu’est-ce que la rhétorique ? Définition, origines et enjeux #

Les définitions convergent sur un point essentiel : la rhétorique est l’art de la persuasion par le langage. L’Encyclopédie Larousse évoque l’art de l’action du discours sur les esprits ?, tandis que les dictionnaires généralistes comme Linternaute précisent qu’il s’agit à la fois de l’art du bien parler ? et d’une science du discours visant à émouvoir, convaincre ou persuader un auditoire. La tradition grecque parle de rhêtorikê technê, la technique de l’orateur ?, reprise par le latin rhetorica. Nous sommes donc face à une discipline qui étudie la manière dont un langage structuré produit des effets sur un public, en croisant logique, émotions et image de l’orateur.

La rhétorique se distingue de la dialectique ou de l’argumentation logique au sens strict. Là où la dialectique vise prioritairement la recherche de la vérité, la rhétorique s’intéresse au discours vraisemblable, adapté à une situation, qui cherche à obtenir une forme d’adhésion sans démonstration scientifique exhaustive. Des chercheurs comme Michel Meyer, philosophe belge, rappellent que la rhétorique oscille historiquement entre trois axes : art du bien dire, technique de persuasion et pratique sociale de prise de parole.

  • Étymologie : du grec ῥητορικὴ τέχνη (rhêtorikê technê) signifiant art oratoire ?, transmis en latin sous la forme rhetorica.
  • Champ d’action : tout discours public cherchant l’adhésion, qu’il soit politique, judiciaire, académique, commercial ou médiatique.
  • Finalité : susciter une croyance, une opinion ou une décision, en s’appuyant sur des preuves rationnelles, des émotions et la crédibilité de l’orateur.

Historiquement, la rhétorique naît au Ve siècle avant J.-C. en Grèce antique, dans les cités comme Athènes, où les Sophistes enseignent l’art de parler pour se défendre devant les tribunaux ou intervenir à l’Assemblée. Aristote formalise la première grande théorie dans son traité Rhétorique, autour de trois types de preuves : ethos, pathos, logos. À Rome, Cicéron puis Quintilien développent un système complet de formation de l’orateur, qui restera au cœur des humanités classiques jusqu’au XIXe siècle en France, avec les fameuses classes de rhétorique ? dans les lycées. Ce n’est qu’à partir du XXe siècle, avec la montée des sciences sociales et des médias de masse, que l’on parle de déclin, avant un net renouveau à partir des années 1980, grâce à l’analyse du discours, aux sciences de la communication et au marketing.

Les trois piliers fondamentaux : ethos, pathos, logos #

Le cœur de la théorie aristotélicienne repose sur trois dimensions, que l’on retrouve aujourd’hui aussi bien dans un discours de campagne présidentielle que dans une vidéo de TEDx ou une présentation de résultats financiers. Ces trois axes structurent ce que Ruth Amossy, professeure à l’Université de Tel-Aviv, appelle une théorie de la parole efficace ?.

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  • Ethos : il s’agit de l’image de l’orateur. La crédibilité, l’autorité perçue, la sincérité supposée comptent autant que le contenu. Quand Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, s’exprime sur l’inflation, son passé de ministre, son expertise juridique et économique construisent un ethos fort qui prépare l’adhésion.
  • Pathos : c’est l’appel aux émotions. Un candidat à l’élection présidentielle de 2017 en France évoquant la France qui souffre ? mobilise la compassion et la colère. Un spot de Médecins Sans Frontières, ONG humanitaire, montrant des victimes d’épidémies, active la pitié et le sentiment d’urgence.
  • Logos : il renvoie à la dimension rationnelle du discours, aux arguments structurés et aux preuves. Un intervenant sur la scène de TEDxParis citant une étude de Harvard Business Review pour justifier une transformation managériale illustre ce recours à des données chiffrées et des raisonnements explicites.

Une prise de parole efficace combine ces trois registres. Un PDG du CAC 40 présentant un plan de restructuration devant des syndicats devra à la fois afficher une posture de responsable fiable (ethos), montrer qu’il comprend l’angoisse des salariés (pathos) et détailler chiffres à l’appui les perspectives de sauvegarde de l’emploi à moyen terme (logos). Sur les réseaux sociaux, cette triade se retrouve dans un thread X d’un économiste de Sciences Po Paris : photo professionnelle et biographie vérifiée (ethos), anecdote personnelle touchante en introduction (pathos), puis séries de graphiques issus d’Eurostat ou de l’INSEE (logos).

Techniques rhétoriques et principales figures de style #

Nous pouvons distinguer deux niveaux complémentaires : les techniques rhétoriques qui concernent l’organisation générale du discours (plan, progression argumentative, gestion du temps), et les figures de style qui travaillent la matière même du langage. Les traités classiques – de Quintilien à Michel Le Guern, linguiste français – recensent des dizaines de figures, mais certaines sont particulièrement présentes dans les discours contemporains.

  • Métaphore : rapprocher deux réalités pour frapper l’imagination. Lorsque Charles de Gaulle parle d’un certain idée de la France ?, il élève la nation au rang de concept presque métaphysique. Un chef de gouvernement évoquant un navire en pleine tempête ? pour désigner l’économie nationale active une image simple et marquante.
  • Anaphore : répétition en début de phrase. Le I have a dream ? de Martin Luther King, leader du mouvement des droits civiques, ou le Moi, président de la République… ? de François Hollande lors du débat d’entre-deux-tours en 2012, structurent la mémoire du discours et créent un rythme qui marque les esprits.
  • Hyperbole : exagération volontaire. Quand un responsable politique affirme jamais dans l’histoire de la Ve République ? ou lorsqu’une campagne publicitaire de Apple Inc., entreprise technologique décrit l’iPhone 15 Pro comme le smartphone le plus puissant jamais conçu ?, nous sommes dans une logique de surenchère visant à amplifier la perception.
  • Antithèse, parallélisme, chiasme, question rhétorique : ces structures opposent, équilibrent ou interrogent sans attendre de réponse, afin de clarifier une alternative et de guider l’auditeur.

L’univers de la publicité et du copywriting exploite ces figures de façon systématique. Le slogan Parce que vous le valez bien ? de L’Oréal Paris, groupe cosmétique, joue sur un ethos valorisant et un pathos de reconnaissance. Des campagnes de BMW Group, constructeur automobile en Allemagne mobilisent la métaphore de la liberté ? pour associer la marque à une expérience de vie, au-delà du produit. Ces procédés ne sont pas ornementaux : ils servent la mémorisation, l’émotion et la clarté de la structure argumentative.

La rhétorique au cœur du discours politique #

Le champ politique reste un laboratoire privilégié pour observer les mécanismes rhétoriques. Une campagne présidentielle en France mobilise des équipes entières de conseillers en communication, de spécialistes des sondages comme ceux de IFOP ou de Harris Interactive, et de rédacteurs de discours. En 2017, les dépenses de communication politique pour les principaux candidats se sont élevées à plusieurs millions d’euros, soit une part significative des budgets de campagne plafonnés par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP). Cette intensité révèle à quel point la bataille se joue sur la capacité à persuader l’électorat.

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  • Genre judiciaire : hérité des tribunaux athéniens, il survit aujourd’hui dans les commissions d’enquête parlementaires, les plaidoiries médiatisées, mais aussi dans les plaidoyers politiques visant à accuser ou défendre une réforme.
  • Genre délibératif : au cœur des débats à l’Assemblée nationale ou au Sénat français, il cherche à convaincre de l’opportunité d’une loi, d’un budget, d’un traité européen.
  • Genre démonstratif : très visible dans les commémorations officielles, comme les discours du 11 novembre ou du 8 mai, où il s’agit de louer, de blâmer, de construire un récit national partagé.

L’analyse de débats télévisés – par exemple ceux organisés sur France 2 ou BFM TV avant les scrutins de 2022 – montre un usage intensif des attaques ad personam, des formules-chocs calibrées pour être reprises sur les réseaux, et des récits héroïques centrés sur le peuple ? ou la nation ?. Les critiques formulées dès l’Antiquité par Platon, qui dénonçait une manipulation de l’auditoire ?, résonnent fortement à l’heure de la novlangue, des éléments de langage diffusés par les services de presse ministériels, ou de la communication de crise orchestrée à la suite d’un scandale sanitaire ou financier. À notre sens, l’enjeu pour les citoyens n’est pas de rejeter la rhétorique, mais d’en maîtriser les codes pour mieux évaluer la frontière entre persuasion légitime et manipulation.

Convaincre en entreprise : la rhétorique au service du monde professionnel #

Dans un environnement économique où les réunions en visioconférence sur Microsoft Teams ou Zoom se multiplient, la capacité à structurer un message, à adapter son propos à un comité exécutif ou à un client étranger, devient un différenciateur fort. Les directions des ressources humaines de grands groupes comme BNP Paribas, groupe bancaire ou Orange, opérateur télécom, intègrent depuis plusieurs années des modules de prise de parole en public, de storytelling et de négociation dans leurs programmes de leadership. Les études internes de cabinets comme McKinsey & Company montrent qu’un manager qui communique clairement sur une transformation affiche un taux d’adhésion de ses équipes supérieur à +20 % par rapport à un manager peu formé à ces techniques.

  • Présentation de résultats : un directeur financier qui expose les comptes annuels à un conseil d’administration combine un plan clair (situation, enjeux, recommandations), des graphiques issus d’Excel ou de Power BI (logos) et une posture rassurante (ethos).
  • Négociation commerciale : un responsable grands comptes de Salesforce, éditeur de CRM, face au directeur achats d’un industriel, articule des bénéfices mesurés en % de gain de productivité (logos), met en avant les références prestigieuses de son portefeuille clients (ethos) et souligne les risques humains d’un changement mal accompagné (pathos).
  • Gestion de conflit : un manager de proximité dans une usine de Renault Group peut recourir à des techniques rhétoriques de reformulation, de rappel des valeurs communes, et de questions ouvertes pour amener les équipes à construire une sortie de crise.

Nous constatons que la rhétorique n’est pas réservée aux grands orateurs ?, mais constitue un ensemble de compétences mobilisables dans des situations ordinaires : motiver une équipe commerciale, annoncer une réorganisation, défendre un budget face à la direction, animer un webinaire pour des clients internationaux. Cette dimension devrait, à notre avis, être davantage intégrée aux cursus d’écoles d’ingénieurs et d’écoles de commerce, où la technique et la finance dominent encore l’évaluation au détriment de la maîtrise du langage.

Comment apprendre la rhétorique ? Cours, formations et ressources #

La rhétorique fonctionne comme un art qui s’apprend, comparable à la musique ou au sport. Les grandes universités françaises – de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne à l’Université de Lyon 2 – proposent des cours de rhétorique en licence et en master de lettres, de philosophie, de sciences du langage ou de communication. Des séminaires spécialisés, comme ceux du CELIS à l’Université Clermont Auvergne ou du laboratoire ICAR (Interactions, Corpus, Apprentissages, Représentations) du CNRS, travaillent sur les liens entre modèles antiques et discours contemporains.

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  • Formations universitaires : modules de rhétorique antique et moderne, analyse de discours politiques, étude des genres oratoires, souvent associés à des exercices de commentaire et de prise de parole.
  • Formations professionnelles : cabinets comme Dale Carnegie Training ou des organismes en France spécialisés en prise de parole en public commercialisent des stages de 2 à 3 jours pour cadres et entrepreneurs, avec mises en situation filmées.
  • Ateliers et concours d’éloquence : le concours Eloquentia ?, né à Saint-Denis et popularisé depuis 2013, ou les clubs de débat inspirés de Toastmasters International, offrent des espaces de pratique régulière.

Pour progresser, une approche progressive fonctionne bien : première semaine, observation systématique de discours (séances de Questions au Gouvernement à l’Assemblée, conférences TED, sermons religieux, podcasts d’analyses politiques) ; deuxième semaine, imitation structurée d’un modèle choisi, en reprenant le plan et quelques figures de style ; troisième semaine, production d’un premier discours court de 3 à 5 minutes, enregistré avec un smartphone, puis auto-évalué à partir d’une grille incluant ethos, pathos, logos. À moyen terme, la participation à un concours d’éloquence ou à une joute oratoire encadrée par une association étudiante permet de consolider ces acquis.

Rhétorique et ère numérique : nouveaux formats, mêmes mécanismes #

Les réseaux sociaux ont transformé les formats, sans changer le fond des mécanismes persuasifs. Un message sur X, une vidéo de 30 secondes sur TikTok, un Short YouTube ou un carrousel sur Instagram condensent en quelques secondes un mélange d’ethos (profil certifié, communauté de plusieurs centaines de milliers d’abonnés), de pathos (musique dramatique, visuels choquants, témoignages à la première personne) et de logos (chiffre mis en avant, citation de rapport, infographie). Les algorithmes de recommandation de Meta Platforms ou de ByteDance privilégient les contenus qui suscitent une réaction émotionnelle intense, ce qui encourage les communicants à renforcer le pathos.

  • Punchline : la formule courte et mémorable, pensée pour être retweetée ou reprise en titre d’article, s’impose comme figure moderne. Nous l’observons dans les interventions d’influenceurs politiques français sur YouTube, ou dans les teasers de conférences comme le Web Summit de Lisbonne.
  • Couplage texte-image-son : l’ajout de musiques sous licence, de montages rapides et de sous-titres dynamiques prolonge la dimension rhétorique du langage verbal, en la combinant avec une rhétorique visuelle et sonore.
  • Viralité et polarisation : l’architecture même des plateformes favorise les messages polarisants, qui opposent deux camps de manière schématique, ce qui renforce l’usage de l’antithèse, de l’hyperbole et des généralisations.

L’essor de l’Intelligence Artificielle générative – comme ChatGPT de OpenAI, Gemini de Google DeepMind ou les assistants intégrés à Microsoft 365 Copilot – ajoute un niveau supplémentaire. Ces systèmes sont capables de produire des discours, scripts vidéo, accroches publicitaires ou réponses argumentées en quelques secondes. Notre point de vue est clair : cette automatisation accroît la nécessité de posséder une solide culture rhétorique pour évaluer la qualité des arguments, détecter les effets de style masquant l’absence de fond, et utiliser ces outils de manière responsable, que ce soit en entreprise, dans les médias ou à l’école.

Rhétorique et esprit critique : se défendre contre la manipulation #

Comprendre la rhétorique, ce n’est pas uniquement acquérir des armes pour mieux convaincre. C’est aussi se doter d’une grille de lecture permettant d’identifier les tentatives de manipulation, de relativiser l’impact émotionnel d’un message, et de demander des preuves lorsque des chiffres ou des faits sont évoqués sans sources. L’

À lire Comment la question rhétorique renforce l’art oratoire et capte l’auditoire

🔧 Ressources Pratiques et Outils #

📍 Formations en Rhétorique à Paris

La Réplique : Cours hebdomadaires d’art oratoire, 12 rue Pierre Fontaine, 75009 Paris. Tél : 06 60 29 40 40. Email : courslareplique@gmail.com. Cours d’essai gratuit et formations sur mesure.

Sorbonne Université (Formation Continue) : « Savoir convaincre : la puissance de la rhétorique », 20h, 3 jours présentiel, pour cadres/dirigeants. Prix : 2 000 € (tarif tiers prise en charge), 4 000 € (tarif intra). Adresse : 1 rue Victor Cousin, 75005 Paris. Plus d’infos sur fc.sorbonne-universite.fr.

École de l’Art Oratoire : Grand Cours cursus annuel, 4 bis rue Lord Byron, 75008 Paris. Plus d’infos sur ecole-delartoratoire.com.

🛠️ Outils et Calculateurs

Aucun outil spécifique n’a été trouvé dans les données, mais il est recommandé d’utiliser des plateformes de formation en ligne et des ressources éducatives pour améliorer vos compétences en rhétorique.

👥 Communauté et Experts

Antistrophe : Sessions inter-entreprises à Paris, formations et ateliers. Plus d’infos sur antistrophe.fr.

IPC Paris : Contactez-les pour des sessions de rhétorique 2025 à contact@ipc-paris.fr.

Espace Beaujon : Cours d’éloquence pour adultes à Paris 8ème. Plus d’infos sur ebeaujon.org.

💡 Résumé en 2 lignes :
Découvrez des formations en rhétorique à Paris pour améliorer vos compétences en communication. Des institutions comme la Sorbonne et La Réplique offrent des cours adaptés aux professionnels.

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